mardi 29 janvier 2008

Les 5 raisons du succès d'Ubuntu Linux

Il n'existe pas de mesure vraiment fiable de la diffusion d'un logiciel que chacun peut soi même distribuer, et le seul site web cherchant a mesurer la popularité des différents systèmes libres, distrowatch, remarque lui meme que ses méthodes n'ont pas grand chose de fiable. D'après le CEO de Canonical, Mark Shuttleworth, Ubuntu comptait 8 millions d'utilisateurs en Decembre 2006, un chiffre significatif, même si ile ne représente qu'une goutte d'eau compare au 800 millions d'ordinateurs personnels dans le monde. Si on utilise un indicateur tel que Google Trends on observe une croissante quasi contenu du mot clé ubuntu. Un troisième indicateur intéressant serait de connaître les résultats de Canonical, mais celle ci n'est pas cotée et ne communique pas sur ses résultats.
Cette percée d'Ubuntu sur le marché bien chargé des distributions linux s'explique par plusieurs facteurs, certains non spécifiques a Ubuntu, mais dont la combinaison a ete decisive.

  1. Démarrage sur une base robuste
    Comme remarque precedemment sur ce journal, Ubuntu a beaucoup emprunté a Debian: developpeurs, systeme de packaging, wiki, philosophie du libre. Ce fait est largement connu et partagé par ailleurs avec Linspire et Mepis. La où Ubuntu a innové c'est en se présentant comme une continuation de Debian plutôt qu'un fork, et en faisant de leur contribution a Debian un argument de marketing ( sans intention péjorative dans le terme)
  2. Expédition de CD ubuntu dans le monde entier à titre gracieux
    Je peux dire que quand on reçoit ses deux CD ubuntu dans une belle jaquette marron, expliquant ce qu'est le logiciel libre, que le contenu du CD est librement expiable, on n'a qu'une envie c'est de l'installer et de le passer autour de soi. Dans un monde de l'immatériel comme celui du logiciel libre, l'arrivée dans le réel d'un objet de logiciel libre avec un superbe packaging et idéologie humaniste est quelque chose d'assez rare. Combien de CD ont été envoyés par Canonical ? Dans ce thread un employé de Canonical annonce le chiffre de 500 000 CD fin 2004.
  3. des nouvelles releases tous les 6 mois
    La recommandation "release early, release often" d'Eric Raymond est appliquée a la lettre par Ubuntu qui de surcroît gate ses utilisateurs avec des versions alpha dans l'intervalle des releases principales. Plusieurs autres projets comme Gnome et OpenBSD fonctionnent aussi suivant ce modèle depuis plusieurs années. Personnellement, je préféré les projets qui font des releases moins fréquentes axée sur la stabilité, mais il semble que la majorité des utilisateurs préfèrent avoir les dernières fonctionnalités a tout prix. Un autre avantage méconnu de ce mode de développement est tout simplement ... la publicité. En effet tous les 6 mois, sites d'informations, blogs, et chats vont parler de la nouvelle release et finalement entretenir un buzz quasiment permanent autour de la distribution. Si une nouvelle release survient tout les deux ans, voire tous les trois ans, il est évident que vous aurez comme publicité les utilisateurs mécontents de l'attente. La version release d'Ubuntu est justement survenue en Octobre 2004 quand l'attente de la nouvelle version officielle de Debian ( 3.1 dite Sarge ) se faisait sentir.
  4. le produit d'une entreprise
    Même si les utilisateurs d'Ubuntu jouent un rôle important dans le packaging et la promotion d'Ubuntu, une équipe de développeurs payés permet de faire des choses qui rebutent des volontaires, comme s'engager a travailler sur des délais précis. Historiquement il semble que dans le logiciel libre, le développement d'interfaces graphiques ( et le desktop a été le fer de lance d'Ubuntu ) ait été traditionnellement pris en compte dans les versions "pros" développées par des programmeurs rémunérés , comme le montre le cas de Xen, MySQL. Les développeurs Ubuntu ont ainsi développe gnome-app-install un front-end graphique a apt-get très simple d'emploi.
  5. la prise en compte du phénomène communautaire des le debut
    Il fut un temps ou le topic du channel IRC #debian-fr sur freenode affichait lors de la connection:

    #debian-fr :Ce chan n'est pas un channel de support, ni d'entraide, ni rien, foutez le camp ||
    Si t'as besoin d'aide, c'est #debian-fr@oftc ou #debianfr ou #gcu||
    Merci de vous taire, vous ne servez à rien, alors fermez-là.||
    Ces propos ne doivent pas être pris pour insulte, on vous aime. sauf toi.

    Comme il l'explique sur la page du wiki Debian consacrée a Ubuntu, Benjamin "Mako" Hill a été embauche par Mark Shuttleworth spécifiquement pour organiser la communauté des utilisateurs et des développeurs, et donc prendre en charge les problèmes que peuvent susciter un topic de chat comme celui-ci. Venant de Debian où les "flame wars" sont fréquentes sur les listes de discussion, Mako a tout d'abord créé le Code de conduite Ubuntu pour la communication interne. Ce code de conduite reconnaît que les désaccords dans la communauté Ubuntu sont inévitables, mais essaye d'empêcher que ceux-ci deviennent des conflits majeurs.
    Ubuntu a aussi pris en charge lui meme la création de communautés locales d'utilisateurs, les LoCo teams via un Howto et un processus de validation qui les rend officielle vis a vis du reste du projet. Ces deux initiatives permettent rapidement au non-développeur de se sentir partie prenante du projet, sans savoir coder, et aussi de garder le controle sur les groupes officiels d'utilisateurs. Enfin Mako a mis en place les syndications de blogs pour Debian et Ubuntu qui sont devenus maintenant un des canaux de conversations courant des developpeurs.
Conclusion:
Ubuntu a finalement réussi là où Mandriva en France a globalement échoué, sur le terrain du user-friendly et de la communauté. Ubuntu cherche maintenant a étendre son développement dans le monde du serveur et de l'embarqué, usant en cela d'une stratégie faisant pensant a celle d'Opera. Opera propose gratuitement la version desktop de son navigateur web, et tire ses revenus de ses partenariats dans l'informatique embarquée. Reste a voir si ce mode de développement pourra fonctionner dans le cadre du logiciel libre.

jeudi 17 janvier 2008

Comment communiquent les Unix Libres ? Comparaison entre NeBSD, Debian, Gentoo, Ubuntu

BSD Unix 4.2, le système unix contenant la première implémentation fonctionnelle de TCP/IP est sorti en 1983, il y a maintenant 25 ans. TCP/IP a suffisamment été bien conçu pour n'avoir jamais subi d'évolution majeure, le plus grand changement étant le passage a IPv6 qui commence seulement a atteindre le grand public, avec la recente offre de Free en France.

Par contre au niveau de la couche applicative, qui tourne au dessus de TCP/IP chaque année apporte son lot de nouveautés. Dans les années 80 TCP/IP a servi à échanger du courriel avec lendemains, des fichiers en mode texte avec FTP, et a se connecter sur une machine distante avec rsh et telnet. Puis à la fin des années 1980 et au début des années 1990 Usenet, via le protocole nntp est devenu le moyen de communication préféré pour échanger de l'information , et de nombreux projets de cet époque ont démarre suite a une annonce sur Usenet (Linux, Samba, CVS, Debian). En 1993 la sortie de Mosaic propulse internet dans le grand public, les sites web se multiplient. La popularisation d'internet dans le grand public entraîne alors une foule de nouvelles applications tournant autour de TCP/IP: en 1994 Netscape avec SSL rend possible les connections TCP/IP sécurisées, en 1995 RealPlayer popularise le streaming de musique et Ward Cunningham met en ligne le premier wiki, en 1996 sort UBB:Classic, le pionnier des forums web, en 1998 apparait OpenDiary la première plateforme d'hébergements de blogs, en 1999 l'apparition de Napster lance la vague du peer-to-peer, en 2002 Macromedia inclut dans Flash 6 un premier codec vidéo pour lire des vidéos en lignes, le social networking explose avec Facebook créé en 2004, et en 2007 le format de syndication Atom devient un standard officiel de l'IETF.

Les moyens de s'échanger de l'information, ne manquent donc pas, lesquels allons donc nous employer ? Tour d'horizon de NetBSD, Debian, Gentoo et Ubuntu.

NetBSD
NetBSD est intéressant à plus d'un titre. En effet de tous les unix libres existant, il s'agit du projet ayant l'histoire la plus ancienne, la première release de NetBSD remontant a Mars 1993.
La quasi totalité de la communication chez NetBSD se passe sur les listes de diffusion, archivées en ligne et remontant jusqu'en 1993. Les développeurs utilisent officiellement IRC depuis 2006 lors des "hackatons", des sessions de codage sur un point precis qui regroupent sur un channel IRC des développeurs du monde entier. Pendant longtemps NetBSD n'indiquait pas de channels IRC sur le site officiel, depuis la refonte du site en 2007 ils sont maintenant indiqués, ainsi que le wiki non-officiel de Zafer Eydogan.
Le site web de NetBSD est lui même entièrement écrit en XML avec DocBook, les pages html sont générées statiquement avec XSLT avant d'être mises en ligne. Sûrement le meilleur de ce qui peut se faire en terme de documentation ( standards, portabilité ) mais une barrière d'entrée assez forte pour les contributeurs potentiels. Le package NetBSD netbsd-www qui installe les dépendances requises pour l'environnement DocBook necessite l'installation de plus d'une quinzaine de paquets.
En résumé, on a donc surtout du mail et depuis peu wiki et IRC.

Debian GNU/Linux
Lancé en août 1993, Debian est aussi un des Unix libres les plus anciens encore en activité.
Le principal mode de communication de Debian est depuis toujours les mailing lists debian-devel et debian-users, ainsi jusqu'en 2006 que les debian weekly news de Joey Schulze. Les debian weekly news étaient essentiellement d'ailleurs un compte rendu des discussions importantes ayant eu lieu sur les mailing lists.
Debian est un grand utilisateur de chat IRC, depuis ses débuts. La fondation tutelle de Debian, SPI ( Software in the Public Interest ) patronne aussi le réseau OFTC, sur lequel les channels officiels IRC de Debian ont migré . Ce qui fait que Debian dispose presque de son propre reseau IRC.
IRC est par exemple utilisé par Debian lors de l'élection du leader du projet, avec un debat public sur IRC, et suscite des contreverses parfois aigues, ce qui montre l'importance qu'on lui accorde.
Debian dispose aussi d'une syndication des blogs des développeurs, gérée par Mako Hill, un développeur Debian et Ubuntu, avec environ 150 blogs actifs. Depuis peu le wiki de Debian est aussi devenu un support officiel de Debian ( passage de l'adresse de debian.net en debian.org) mais le contenu reste encore un peu maigre, et le look plutôt spartiate.
Enfin Debian dispose aussi depuis peu de forums web, bien qu'une partie des développeurs les ait critiqués comme non pertinents lors de leur lancement, rappelant que le développement comme le support de Debian doit pouvoir se faire entièrement en mode texte.


Gentoo
Quand on arrive sur le site de gentoo, par rapport aux deux ancêtres évoqués plus haut, on est tout de suite frappe par le design plus récent du site web, et la place accordée aux forums web, en quatrième position sur la barre de navigation. Les forums web de gentoo sont très populaires, actuellement plus de 110 000 utilisateurs, 10 fois plus que debian qui tourne autour de 11 000. IRC est également extrêmement populaire avec une impressionnante liste de channels allant de Komunitas Pengguna Gentoo Indonesia ( pour les utilisateurs de gentoo en indonesie ) au Gentoo Lisp related chat.
Cette popularité des forums web et d'IRC, ainsi que peut être l'age moyen des développeurs, fait que Gentoo est un des rares Unix libres, où il est plus fréquent de citer un développeur par son avatar que par son nom réel. Gentoo possède aussi comme debian, une syndication des blogs des développeurs, qui bien que moins fournie en flux rss/atom est plus mise en valeur par un lien direct sur la page d'accueil du site. Enfin Gentoo tout comme NetBSD ne possède pas de wiki officiel, mais d'autres ont su profiter de ce vide pour créer un wiki non-officiel particulièrement bien fourni.

Ubuntu
Dans le logiciel libre comme dans beaucoup d'autres domaines, on atteint le ciel en marchant sur les épaules des géants qui nous ont précédé. Ceci est particulièrement frappant pour Ubuntu. A son lancement Ubuntu a embauché un certain nombres de développeurs Debian et mis en place à son démarrage une infrastructure de gestion du projet qui est très proche de celle de Debian.

Interface web de navigation des paquets:

Debian: http://packages.debian.org/stable/shells/pdksh

Ubuntu: http://packages.ubuntu.com/gutsy/shells/pdksh

Nom de quelques listes de diffusion:
Debian: http://lists.debian.org
Ubuntu: http://lists.ubuntu.com

DebianUbuntu
debian-announceubuntu-announce
debian-develubuntu-devel
debian-userubuntu-users
debian-changesgutsy-changes

Le wiki Ubuntu est aussi basé sur moinmoin, tout comme le wiki Debian. Mais Ubuntu est allé beaucoup plus loin que Debian, en utilisant massivement le wiki depuis le début, le site initial d'Ubuntu étant lui même au départ une simple page wiki. La majeure partie de la documentation Ubuntu est contenue dans le wiki, et a permis une grande implication des utilisateurs des le début.
Canonical a finement joué dans l'organisation de la communauté des utilisateurs, en mettant en place un cadre général, dans lequel les utilisateurs peuvent ensuite s'auto-organiser suivant leurs intérêts. Les exemples les plus frappants sont les LoCoTeams, les groupes d'utilisateurs d'Ubuntu dans différents pays,
ou l'équipe Marketing. Les ubunteros peuvent aussi directement participer a l'écriture des spécification pour les releases suivantes d'Ubuntu, pétitionner sur telle ou telle feature, ou poster les logs de conversation IRC. Un simple compte sur le wiki suffit pour modifier ces documents, on est bien loin de la rigidité des droits de commits CVS, nécessaires par exemple pour contribuer a la documentation html de NetBSD.

Ubuntu possède aussi un nombre respectable d'utilisateurs sur les channels IRC, mais proportionnellement aux nombres d'utilisateurs la popularité d'IRC reste relative pour Ubuntu. Ceci est peut être dit au fait qu'IRC reste un médium pour utilisateurs de l'informatique avertis, contrairement aux forums webs.

Comparaison des utilisateurs d'IRC par projet, sur le canal #user
ProjetUtilisateurs sur EFnetUtilisateurs
sur Freenode
NetBSD51124
Debian GNU/Linux122791( +701 sur OFTC)
Gentoo179933
Ubuntu1761384

C'est sur les forums web que les utilisateurs d'Ubuntu se ruent avec le plus d'empressement: 480 000 comptes utilisateurs sur les forums anglophones ! 61 748 sur ubuntu-fr ! Si l'on cherche une preuve de la popularité d'ubuntu, elle est bien la. Au début de ce post je vous parlais de nouvelles technologies internet récemment popularisées: et bien Ubuntu possède un site (non-officiel mais mis en place avec l'equipe Marketing d'Ubuntu ) de streaming video, et fais même du social networking.
Comparer par exemple une page de launchpad et une page de myspace ? Photo, amis/karma, contact accessible seulement aux personnes membres du réseau ....
Le cas launchpad est suffisamment novateur, j'y reviendrai dans une post suivant. Rappelons seulement qu'a la différence des technologies sus mentionnées launchpad n'est pas un logiciel libre.

Conclusion:
Ce qui frappe dans ce tour d'horizon, c'est que les dates de lancement des technologies employées par les projets unix libres coïncident avec les dates de popularisation des technologies qu'ils emploient. Ainsi quand NetBSD est apparu le principal moyen de communication sur internet était le mail, et NetBSD en est resté peu ou prou la. Gentoo est apparu après l'explosion des forums web, et Ubuntu après le succès de Wikipédia. Il semble donc que les têtes de projets mettent un place une infrastructure correspondant a l'état actuel de la technologie au lancement du projet, et aient bien du mal ensuite a en sortir. Ceci est parfaitement compréhensible, mettre un place un nouveau moyen de communication, c'est devoir ensuite hiérarchiser pour savoir quel canal sera officiel, et lequel ne le sera pas. Et garder la communication sur les médiums que l'on connaît deja, c'est aussi garder plus facilement le contrôle sur le projet lui même.






mardi 8 janvier 2008

De l'usage du wiki pour la documentation interne

Pendant longtemps a Cocoon Technologies, nous avons utilisé comme documentation de développement un répertoire de documents HTML, le tout dans un repository CVS et nous en étions globalement satisfaits.
Cependant cette documentation souffrait de plusieurs défauts:
  • obsolescence: comme dans beaucoup d'environnements de développement, les personnes qui écrivent le code se soucient assez peu de le documenter, ceci étant une tache ingrate et peu valorisante. Dans le monde du logiciel libre et non libre c'est un problème récurrent, mais pas inévitable. Par exemple les systèmes BSD sont excellemment documentés de même que le projet Gentoo Linux.
  • difficulté d'accès: il faut donc avoir un accès au moins en lecture au repository CVS de notre application, et donc les technico-commerciaux n'ont jamais un accès instantané a la dernière version de la documentation
  • difficulté de mise a jour: les développeurs écrivent directement le code HTML, sans utiliser d'éditeur WYSIWYG, ce qui demande un effort supplémentaire pour passer a l'écriture directe de la documentation.
Voici a quoi ressemblait une page de l'ancienne documentation:



Finalement nous sommes passes a un wiki, plus exactement a DokuWiki que je connaissais en bien pour l'avoir vu en action chez gcu squad. Cela permet de résoudre au moins les points 2, et 3 , et en résolvant le point difficulté de mises a jour, j'espère que le point obsolescence va s'améliorer.
Le grep dans les fichiers de documentation est donc maintenant remplace par la boite de recherche intégrée, et la gestion des révisions avec cvs -r se fait maintenant avec une interface web. L'aspect esthetique est bien sur a ne pas négliger avec des pages valides XHTML 1.0.

La même page dans Dokuwiki:



Le seul inconvénient que je vois a l'utilisation d'un wiki interne est la nécessite d'apprendre Yet Another Markup Language, mais peut être cela incitera plus les gens a contribuer a Wikipedia, dont la syntaxe wiki est très proche.

jeudi 3 janvier 2008

Pourquoi utiliser ext3 comme systeme de fichiers

A cause de ca:


kernel BUG at mm/slab.c:3434!
invalid opcode: 0000 [#1]
SMP
Modules linked in: nfs lockd nfs_acl sunrpc ppdev lp smbfs button ac battery ipv6 nls_iso8859_1 isofs ext3 jbd mbcache dm_snapshot dm_mirror dm_mod loop snd_via82xx snd_ac97_codec snd_ac97_bus snd_pcm_oss snd_mixer_oss i2c_viapro snd_pcm snd_page_alloc snd_mpu401_uart tuner snd_seq_dummy snd_seq_oss tsdev snd_seq_midi snd_seq_midi_event snd_seq via_ircc saa7134 irda video_buf compat_ioctl32 ir_kbd_i2c analog crc_ccitt shpchp pci_hotplug via_agp agpgart i2c_core ir_common snd_timer snd_rawmidi snd_seq_device floppy videodev v4l1_compat gameport rtc parport_pc parport v4l2_common psmouse serio_raw pcspkr snd soundcore evdev xfs ide_generic ide_cd cdrom ide_disk uhci_hcd usbcore via82cxxx generic ide_core via_rhine mii thermal processor fan
CPU: 0
EIP: 0060:[] Not tainted VLI
EFLAGS: 00010206 (2.6.18-5-k7 #1)
EIP is at kmem_cache_free+0x36/0x6d
eax: 80000080 ebx: ef32f9c0 ecx: ef7ff7a0 edx: c122fbc0
esi: eeee0804 edi: d17de834 ebp: 00000001 esp: eee07f34
ds: 007b es: 007b ss: 0068
Process xfssyncd (pid: 966, ti=eee06000 task=ef2c5550 task.ti=eee06000)
Stack: ef32f9c0 eeee0804 00000000 f096abe4 ef32f9c0 f0982e72 00000002 ef32f9c0
e38eb560 eee89530 eee89400 f0982ef0 00000001 00000000 00000000 eee89400
00000071 f097fe7d 00000000 eee07f94 00000002 eee89400 f09800a8 eee07fb8
Call Trace:
[] xfs_idestroy+0x4f/0x5c [xfs]
[] xfs_finish_reclaim+0x106/0x10e [xfs]
[] xfs_finish_reclaim_all+0x76/0xaa [xfs]
[] xfs_syncsub+0x51/0x227 [xfs]
[] xfs_sync+0x0/0x17 [xfs]
[] xfs_sync+0x15/0x17 [xfs]
[] vfs_sync+0x17/0x1a [xfs]
[] vfs_sync_worker+0x17/0x31 [xfs]
[] xfssyncd+0xba/0xfa [xfs]
[] xfssyncd+0x0/0xfa [xfs]
[] kthread+0xc2/0xef
[] kthread+0x0/0xef
[] kernel_thread_helper+0x5/0xb
Code: c1 ea 0c 56 c1 e2 05 03 15 90 23 37 c0 53 8b 02 f6 c4 40 74 03 8b 52 0c 8b 02 84 c0 78 08 0f 0b 53 02 81 e0 29 c0 39 4a 18 74 08 <0f> 0b 6a 0d 81 e0 29 c0 9c 5e fa 89 e0 25 00 e0 ff ff 8b 40 10
EIP: [] kmem_cache_free+0x36/0x6d SS:ESP 0068:eee07f34


J'avais installe XFS sur un serveur non critique pour voir un peu. Après un mois et trois-quatre coupures de courants, c'est la deuxième fois que j'ai mon système de fichier corrompus. Un système de fichier journalisé n'était il pas censé minimiser ce genre de problème ? Je n'ai jamais vu ça en tout cas avec ext3 sous Linux et soft updates sous BSD. Comme le dit le maintainer de ext3, le job n°1 d'un système de fichiers est de conserver les données, la vitesse vient seulement après.

mardi 1 janvier 2008

Faire bon usage de usage de google mail

Il y a peu, le RAID 5 du serveur de mail de no-log a crashé, entraînant en ce me qui concerne la perte de 200 mails. Bien que no-log soit de l'associatif sympa et je soutiens leu démarche, j'ai fini par créer une adresse gmail. Mais qui adresse gmail ne dit adresse finissant par gmail.com ....

Utiliser google sans leur faire de publicité:
  1. créer une adresse email standard sous google, la mienne est par exemple iron.maedels
  2. créer sur mailclub.fr une adresse de redirection. Mailclub possède des dizaines de nom de domains differents et la faire pointer sur l'adresse google. J'utilise un alias soleil.org depuis maintenant plusieurs années, le spam de leur part est inexistant et le service tres bon.
  3. créer une identité supplémentaire sur gmail avec votre alias mailclub et activer pop/imap
  4. Paramétrer Thunderbird pour utiliser votre compte gmail, avec comme identité votre alias mailclub.
et voila vous avez maintenant 6 GB de mails a stocker sur des serveurs dont l'uptime, est hum, plutôt bon.
De plus vous pouvez toujours paramétrer votre alias mailclub sur un autre compte mail si ça vous chante, vous n'êtes pas lies a vie avec google.