mardi 3 janvier 2012

La complexité de Drupal: pourquoi tant de termes et de concept à maîtriser ?

Une bonne indication de la complexité d'un corpus de savoir ( logiciel à manipuler, contenu de livre à assimiler, partition de musique à interpréter ) est donné par la taille du lexique spécifique à celui ci.

Pour développer pour Debian il faudra connaitre upstream/downstream, unstable / testing / stable / oldstable, bikeshedding, sponsor, debian maintainer, debian developer, non-maintainer upload , FTBFS, override file, autobuild. A part bikeshedding et upstream, tous ces termes sont spécifiques à Debian.
Pour lire un livre ou un texte de Bourdieu, il sera bon de connaître habitus, champ, violence symbolique, déshistoricisation.
Pour créer un site avec le framework Drupal, il vous faudra connaitre la signification des termes suivant:
core module / contributed module, permission, roles, node, authenticated user, taxonomy, region, block, primary and secondary links.

Un lexique important demande bien sûr un temps d'apprentissage conséquent. Mais en même il reflète la qualité organisationnelle  de l'auteur du corpus. Nommer un objet, et plus encore créer un terme spécifique, c'est dissiper l’ambiguïté d'un terme trop générique. C'est aussi créer du "neuf", tellement neuf qu'une délimitation lexicologique s'impose avec "l'ancien". Ainsi le "node" de drupal, décrit une page html avec son contenu, unité de base d'un site drupal.
Utiliser "node" plutôt que page, permet de regrouper dans une meta catégorie tous les types de pages qu'un site drupal peut contenir ( article, post de blog, entrée de wiki, page d'accueil ) et permet à la communauté Drupal d'échanger en interne en connaissance de cause.