Depuis quelque temps j'utilise Yahoo comme moteur de recherche en lien et place de Google et je dois dire qu'il s'en sort plutôt bien. En plus Yahoo est derrière Zimbra, la meilleure solution webmail/groupware opensource IMHO.
Maintenant si vous recherchez debian sur yahoo.com, vous obtenez évidemment en tête des résultats le site de Debian, avec comme texte:
Debian -- The Universal Operating System
High-quality noncommercial Linux distribution. Free Software Foundation's Linux distribution.
Désolé mais ceci est faux. Debian n'est pas "non-commercial" et n'est pas non plus la distribution de la Free Software Foundation. Debian a été aidé lors de son démarrage par la FSF il y 15 ans de cela, mais n'a jamais été la distribution officielle de la FSF.
De même une recherche sur Ubuntu renvoie:
Ubuntu Home Page | Ubuntu
Open source Linux-based operating system that starts with the breadth of Debian and adds regular releases.
Ce qui n'est en aucun cas le résumé officiel d'Ubuntu, qui ne mentionne Debian que plusieurs clicks après la page d'accueil.
D'où viennent donc ces informations ? Je pensais tout d'abord avoir affaire à des des versions périmées d'article de Wikipédia, mais je pense maintenant que ces erreurs viennent d'un employé qui a saisi ce texte lors de l'insertion des sites dans l'annuaire yahoo. Je me rappelle en effet que durant le moyen age du web ( 1999 ) il fallait contacter Yahoo pour faire inscrire son site dans leur base, Yahoo étant un annuaire et non un moteur de recherche. Alors si je leur écrit un email, vous pensez qu'ils vont corriger ?
Monday, June 8, 2009
Saturday, April 25, 2009
Afficher le contenu d'un repository debian / ubuntu
Depuis un certain temps je me demandais comment afficher la liste des paquets d'un repository debian / ubuntu sans l'ajouter dans mon sources.list
Le code shell que voici affiche la liste des paquets d'un repository à partir du fichier Packages.gz de celui ci.
Rappel: il est dangeureux d'installer un repository trouvé au hasard sur le web !
backports.org et debian-multimedia.org sont sûrs car bien que non officiels, ils sont maintenus par des développeurs debian.
Exemple d'utilisation:
Le code shell que voici affiche la liste des paquets d'un repository à partir du fichier Packages.gz de celui ci.
#!/bin/sh
read protocol url dist section1 section2 section3 section4 << EOF
$(echo $1)
EOF
for sec in $section1 $section2 $section3 $section4; do
printf "Packages in section $sec: \n"
wget -q -O - $url/dists/$dist/$sec/binary-i386/Packages.gz \
|zgrep -E "^Package|^Version|^Description|^$"
printf "\n"
done
Rappel: il est dangeureux d'installer un repository trouvé au hasard sur le web !
backports.org et debian-multimedia.org sont sûrs car bien que non officiels, ils sont maintenus par des développeurs debian.
Exemple d'utilisation:
show_repo.sh "deb http://www.backports.org/debian lenny-backports main contrib non-free"
Packages in section main:
Package: apt-dater
Version: 0.7.0-1~bpo50+1
Description: terminal-based remote package update manager
Package: apt-dater-dbg
Version: 0.7.0-1~bpo50+1
Description: terminal-based remote package update manager (dbg symbols)
Package: apt-dater-host
...
Sunday, March 8, 2009
Logiciel Libre versus Open Source: le sens d'une différence
Quelles sont les différences entre le Logiciel Libre et l'Open Source ?
Pour l'utilisateur du logiciel qui démarre un éditeur de texte sur Debian, que l'auteur de ce programme se réclame du logiciel libre ou de l'open source, cette différence est nulle.
La différence entre ces deux catégories ne repose par sur le produit fini lui même ( par exemple la différence entre bash et ksh93 ) mais sur le contexte de production.
L'Open Source Initiative (OSI) ne donne pas de version officielle de la différence entre les deux termes, mais dans l'essai d'Eric Raymond " Revenge of the Hackers" on trouve cet apercu historique:
Le terme logiciel libre était alors associé à l'hostilité à la protection intellectuelle, au communisme, et à d'autres concepts difficiles à faire passer à un DSI.
[...]
En terme de marketing, notre tâche consistait alors à faire un re-branding du produit, et lui faire une réputation telle que le monde de l'entreprise l'adopterait avec empressement.
La Free Software Foundation donne sa propre explication de la différence entre les deux termes, en insistant sur les différences de valeurs entre les deux termes, et aussi sur le fait que ces différences de valeur ne gênent en aucun cas le travail au quotidien sur des projets communs.
La principale raison pour laquelle le terme "open source" est employé, est que la dimension éthique du logiciel libre met certaines personnes mal à l'aise.
[..]
Les leaders du mouvement Open Source ont estimé qu'en faisant passer au second plan les notions d'éthique et de liberté, et en parlant uniquement des bénéfices pratiques du logiciel libre, ils pourraient "vendre" le concept de logiciel libre plus facilement, particulièrement dans le monde de l'entreprise.
(traduction personnelle )
Regardons maintenant l'autonymie des logiciels eux même ( c'est à dire comment les projets se catégorisent eux mêmes quand ils se présentent )
S'il fallait résumer ceci en deux phrases brutales, ce serait de dire que si vous écrivez un codec multimedia en faisant reverse-engeenering vous faites probablement du logiciel libre, et peer to peer exepté, si vous écrivez une application client serveur en java, vous faites certainement de l'opensource.
Pour l'utilisateur du logiciel qui démarre un éditeur de texte sur Debian, que l'auteur de ce programme se réclame du logiciel libre ou de l'open source, cette différence est nulle.
La différence entre ces deux catégories ne repose par sur le produit fini lui même ( par exemple la différence entre bash et ksh93 ) mais sur le contexte de production.
L'Open Source Initiative (OSI) ne donne pas de version officielle de la différence entre les deux termes, mais dans l'essai d'Eric Raymond " Revenge of the Hackers" on trouve cet apercu historique:
Le terme logiciel libre était alors associé à l'hostilité à la protection intellectuelle, au communisme, et à d'autres concepts difficiles à faire passer à un DSI.
[...]
En terme de marketing, notre tâche consistait alors à faire un re-branding du produit, et lui faire une réputation telle que le monde de l'entreprise l'adopterait avec empressement.
La Free Software Foundation donne sa propre explication de la différence entre les deux termes, en insistant sur les différences de valeurs entre les deux termes, et aussi sur le fait que ces différences de valeur ne gênent en aucun cas le travail au quotidien sur des projets communs.
La principale raison pour laquelle le terme "open source" est employé, est que la dimension éthique du logiciel libre met certaines personnes mal à l'aise.
[..]
Les leaders du mouvement Open Source ont estimé qu'en faisant passer au second plan les notions d'éthique et de liberté, et en parlant uniquement des bénéfices pratiques du logiciel libre, ils pourraient "vendre" le concept de logiciel libre plus facilement, particulièrement dans le monde de l'entreprise.
(traduction personnelle )
Regardons maintenant l'autonymie des logiciels eux même ( c'est à dire comment les projets se catégorisent eux mêmes quand ils se présentent )
- Le terme opensource domine dans les produits ayant potentiellement une finalité dans le monde de l'entreprise ( Apache, PostgreSQL, MySQL, (note for self :ils sont relous à taper sans erreur de casse ces deux-là), Python, Xen, OpenOffice.org, les frameworks Java ... )
- Par contre free software reviendra beaucoup plus dans des projets moins liés à l'environnement serveur (KDE, Gnome, MPlayer ) ou de taille plus réduite ( Dillo, Notepad ++, Scite Text Editor ) Parfois c'est une question d'image, ainsi NetBSD se veut plus "corpo friendly" qu'OpenBSD et met en avant le terme opensource dès la page d'accueuil.
- Enfin un certains nombres de logiciels libres, notamment les plus anciens, ne cherchent pas à se définir comme un projet opensource versus un projet free software sur leur page de présentation ( tcsh, zsh, FreeBSD, Linux ) ou mentionnent explictement les deux, évitant la distinction ( VLC, Debian )
S'il fallait résumer ceci en deux phrases brutales, ce serait de dire que si vous écrivez un codec multimedia en faisant reverse-engeenering vous faites probablement du logiciel libre, et peer to peer exepté, si vous écrivez une application client serveur en java, vous faites certainement de l'opensource.
Friday, March 6, 2009
Installeur debian officiel sur clé USB
En téléchargant la dernière Debian 5.0 aka "Lenny" je me suis rendu compte que seul Debian-Live ( un live CD debian officiel sans installer ) disposait d'images USB prêtres à être gravées sur une clé USB.
Le guide d'installation officiel mentionne cependant la procédure, mais comme ce guide ci est particulièrement touffu, et ne donne pas les liens directement pour les composants nécessaires je me suis dit que ca valait la peine de documenter ca sur le wiki de gcu-squad. ( ou je poste mes tips techniques ) Et c'est parti pour créer sa clé USB bootable en 5 commandes (NB: une clé USB de 256 Mo est suffisante, mais celle ci sera complètement effacée )
Le guide d'installation officiel mentionne cependant la procédure, mais comme ce guide ci est particulièrement touffu, et ne donne pas les liens directement pour les composants nécessaires je me suis dit que ca valait la peine de documenter ca sur le wiki de gcu-squad. ( ou je poste mes tips techniques ) Et c'est parti pour créer sa clé USB bootable en 5 commandes (NB: une clé USB de 256 Mo est suffisante, mais celle ci sera complètement effacée )
Saturday, February 28, 2009
Gestion des fichiers de configuration lors d'un upgrade serveur
Environ 20% des packages de Debian / Ubuntu livrent un fichier de configuration par défaut lors de leur installation. Lors d'un upgrade , les fichiers de configuration évoluent aussi, et les modifications personnelles apportées à la configuration du système peuvent parfois entrer en conflit avec dpkg. On se retrouve donc avec la question suivante:
This package has a new configuration file. Would you like to keep your locally modified version or install the package maintainer's version ?
Y or I : install the package maintainer's version
N or O : keep your currently-installed version
D : show the differences between the versions
Z : background this process to examine the situation
Ma politique standard est toujours de garder mon fichier de configuration dans un premier temps, et de continuer la mise à jour, en vérifiant que le package, en général un daemon Unix, comme Samba ou sshd redémarre bien avec l'ancienne version du fichier de configuration.
( ceci afin de minimiser le downtime des services et préserver mes précieuses optimisations/customisations )
Le fichier de configuration proposé par le maintainer du paquet sera mis de côté avec l'extension dpkg-dist
Une fois l'upgrade terminée, j'examine le nouveau fichier de configuration , et je copie mes modifications personnelles à l'intérieur de celui ci, histoire de repartir de la configuration standard proposée par Debian.
En terme de ligne de commande cela donne ceci:
find /etc -name "*dpkg-dist"
diff -u /etc/mon_package.conf /etc/mon_package.conf.dpkg-dist
nano /etc/mon_package.conf.dpkg.dist
mv /etc/mon_package.conf.dpkg-dist /etc/mon_package.conf
Dans certains cas cependant j'utilise directement le fichier de configuration proposé par le mainteneur du package, sans chercher plus loin, car même si debian m'affirme que le paquet en question a été modifié localement, je sais très bien que je n'y ai pas touché ( exemple : Pam, login.defs )
This package has a new configuration file. Would you like to keep your locally modified version or install the package maintainer's version ?
Y or I : install the package maintainer's version
N or O : keep your currently-installed version
D : show the differences between the versions
Z : background this process to examine the situation
Ma politique standard est toujours de garder mon fichier de configuration dans un premier temps, et de continuer la mise à jour, en vérifiant que le package, en général un daemon Unix, comme Samba ou sshd redémarre bien avec l'ancienne version du fichier de configuration.
( ceci afin de minimiser le downtime des services et préserver mes précieuses optimisations/customisations )
Le fichier de configuration proposé par le maintainer du paquet sera mis de côté avec l'extension dpkg-dist
Une fois l'upgrade terminée, j'examine le nouveau fichier de configuration , et je copie mes modifications personnelles à l'intérieur de celui ci, histoire de repartir de la configuration standard proposée par Debian.
En terme de ligne de commande cela donne ceci:
find /etc -name "*dpkg-dist"
diff -u /etc/mon_package.conf /etc/mon_package.conf.dpkg-dist
nano /etc/mon_package.conf.dpkg.dist
mv /etc/mon_package.conf.dpkg-dist /etc/mon_package.conf
Dans certains cas cependant j'utilise directement le fichier de configuration proposé par le mainteneur du package, sans chercher plus loin, car même si debian m'affirme que le paquet en question a été modifié localement, je sais très bien que je n'y ai pas touché ( exemple : Pam, login.defs )
Tuesday, January 6, 2009
Barrières de langue
J'utilise depuis maintenant longtemps Linux et BSD, et une différence notable des deux systèmes m'est apparu récemment de façon nette en lisant Les Cahiers de l'Admin BSD:
" Si lire l'anglais technique représente un obstacle insurmontable, les BSD ne sont probablement pas faits pour vous."
De même sur sur la FAQ BSD du wiki gcu commence ainsi:
"Primo : apprendre l'anglais."
Pour FreeBSD et OpenBSD le manuel et la plupart des pages du site web sont traduits en français. Sur NetBSD, l'installateur est disponible en français. Mais les pages de man, qui restent la documentation de référence ne sont disponibles qu'en anglais sur les trois systèmes.
Ainsi donc si vous voulez utiliser un BSD n'oubliez pas ce pré requis: compréhension de l'anglais technique requise ! Si vous écorchez trop l'anglais, on créera peut être un jour un live cd BSD en votre hommage.
Une autre barrière, cette fois celle de la langue informatique, est celle du shell, de la console, bref de l'interface texte pour saisir des commandes. Chaque fois que j'ouvre une console que ce soit sous Windows, OS X ou Linux, mon entourage non informaticien ouvre des yeux ébahis, en évoquant WarGames ou encore la lecture en direct de la matrice.
Si vous faites du prosélytisme pour le libre à des non informaticiens, effectuez donc chaque action possible avec l'interface graphique et éditez les fichiers de configuration avec gedit pas avec vi ( Note: Alt-F2 puis 'gksu gedit' peut se révéler très pratique sous Debian, et 'gksudo gedit' sous Ubuntu)
Un des buts sociaux du logiciel libre est l'empowerment de l'utilisateur, qu'on peut traduire par l'augmentation de son autonomie. Ainsi le logiciel libre permet de choisir son système d'exploitation, son navigateur web, son éditeur de texte, le format d'encodage de sa musique, et de modifier chacun de ces composants si l'on en a l'envie et la compétence.
Mais malheureusement la difficulté technique du passage à Unix entraîne souvent une dépendance de fait envers le prosélyte qui vous l'a installé. Si vous préférez lire Platon en grec ancien pour la richesse de la langue, la meilleure de façon de faire découvrir la philosophie grecque est sans doute d'offrir une traduction en français.
Similairement, même si la ligne de commande vous permet de faire dans une boucle shell les choses dix fois rapidement qu'avec synaptic ou les paquets PBI, ce n'est pas la meilleure façon
de présenter les Unix libres aux non informaticiens.
" Si lire l'anglais technique représente un obstacle insurmontable, les BSD ne sont probablement pas faits pour vous."
De même sur sur la FAQ BSD du wiki gcu commence ainsi:
"Primo : apprendre l'anglais."
Pour FreeBSD et OpenBSD le manuel et la plupart des pages du site web sont traduits en français. Sur NetBSD, l'installateur est disponible en français. Mais les pages de man, qui restent la documentation de référence ne sont disponibles qu'en anglais sur les trois systèmes.
Ainsi donc si vous voulez utiliser un BSD n'oubliez pas ce pré requis: compréhension de l'anglais technique requise ! Si vous écorchez trop l'anglais, on créera peut être un jour un live cd BSD en votre hommage.
Si vous faites du prosélytisme pour le libre à des non informaticiens, effectuez donc chaque action possible avec l'interface graphique et éditez les fichiers de configuration avec gedit pas avec vi ( Note: Alt-F2 puis 'gksu gedit' peut se révéler très pratique sous Debian, et 'gksudo gedit' sous Ubuntu)
Un des buts sociaux du logiciel libre est l'empowerment de l'utilisateur, qu'on peut traduire par l'augmentation de son autonomie. Ainsi le logiciel libre permet de choisir son système d'exploitation, son navigateur web, son éditeur de texte, le format d'encodage de sa musique, et de modifier chacun de ces composants si l'on en a l'envie et la compétence.
Mais malheureusement la difficulté technique du passage à Unix entraîne souvent une dépendance de fait envers le prosélyte qui vous l'a installé. Si vous préférez lire Platon en grec ancien pour la richesse de la langue, la meilleure de façon de faire découvrir la philosophie grecque est sans doute d'offrir une traduction en français.
Similairement, même si la ligne de commande vous permet de faire dans une boucle shell les choses dix fois rapidement qu'avec synaptic ou les paquets PBI, ce n'est pas la meilleure façon
de présenter les Unix libres aux non informaticiens.
Saturday, December 6, 2008
Blog Meme: combien de mots de passes retenez vous ?
La nécessité de choisir un nouveau mot de passe pour protéger ma clé privée GPG, m'a amené à la reflexion suivante: au fait combien de mots de passe dois-je retenir en permanence ?
Pour ma part c'est
et vous combien de mots de passe retenez vous en permanence ?
Pour ma part c'est
- Huit mots de passe pour les comptes personnels ( mail, compte de mon ordinateur personnel, wikis). Sur ces huit mots de passe, le gestionnaire de mots de passe de Firefox en connait 4.
- Trois mots de passe pour les comptes professionnels
- Trois mots de passe partagés avec d'autres personnes pour libera.cc
- Un mot de passe partagé pour un compte webmail
- parfois je connais le mot de passe, et pas le nom d'utilisateur
- beaucoup de sites web ont des contraintes différentes quand à leur exigences de sécurité: certains vous recommandent l'emploi des caractères spéciaux (!#+?), d'autres les refusent.
- les mots de passe à partager en commun sont une plaie: personne ne souhaite réutiliser un mot de passe personnel pour le donner à quelqu'un d'autre ce qui oblige à générer une nouvelle hiérarchie de mots de passe comptes web / compte utilisateur système / compte administrateur système
- aucun de ces mots de passe n'est écrit sur papier, bien que j'y réfléchisse pour certains comptes comme le recommande le cryptologue Bruce Schneier (en)
et vous combien de mots de passe retenez vous en permanence ?
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